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La crise politique, les élections et le Front des Gauches

jeudi 16 décembre 2010 (Date de rédaction antérieure : 16 décembre 2010).

Plus de 180 jours après les élec­tions, il n’y a tou­jours aucune réelle avancée ni pour un nouveau gou­ver­nement, ni pour une réforme d’État. Si aucun com­promis n’est trouvé, nous nous diri­gerons alors rapi­dement vers de nou­velles élections.

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Communiqué du 16 décembre 2010
La crise politique, les élections et le Front des Gauches
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Persbericht 16 december 2010
De politieke crisis, verkiezingen en het Front des Gauches

Toutes les pro­po­si­tions sur la table de négo­ciation signi­fient non seulement un énorme appau­vris­sement pour Bruxelles et la Wal­lonie, mais aussi une menace contre les condi­tions de vie de tous les tra­vailleurs et leurs familles, en Flandre également, entre autres en dété­riorant encore plus la sécurité sociale. Tous les partis, qu’ils soient impliqués dans les négo­cia­tions ou dans le gou­ver­nement Leterme, sont d’accord non seulement avec l’idée d’un assai­nis­sement de 22 à 25 mil­liards d’euros, mais aussi avec le principe que cet assai­nis­sement se pro­duise par­tiel­lement par le biais d’une nou­velle réforme d’État, afin d’éviter d’être trop souvent confronté à une résis­tance générale du mou­vement ouvrier national face à la poli­tique d’austérité.

Cette poli­tique d’austérité ne vise qu’à sau­ve­garder les profits des grandes entre­prises et des banques. De plus, elle sur­vient après des décennies d’assainissements suc­cessifs qui ont conduit à d’énormes pénuries dans toutes les dépenses sociales, dans les ser­vices publics et dans l’infrastructure. Les partis tra­di­tionnels, mais aussi Ecolo/​Groen et la NVA, sont tous prêts à nous imposer la facture de la crise. Nous la payons déjà sans gou­ver­nement mais, avec un gou­ver­nement composé de ces partis, ce pro­cessus va être accéléré à l’exemple des énormes plans d’austérité que connaissent d’autres pays euro­péens. Cependant, on ne parle pas ouver­tement de cela, l’attention est détournée avec les dis­cus­sions institutionnelles.

L’Union Euro­péenne et le FMI, en imposant à la Grèce et à l’Irlande d’énormes mesures d’austérité, montrent le caractère clai­rement anti­social de ces ins­ti­tu­tions, qui veulent en finir avec l’Etat Pro­vi­dence. Le Front des Gauches se place au côté des tra­vailleurs et des jeunes français, grecs, ita­liens, espa­gnols, por­tugais, irlandais, anglais… qui se sont déjà mas­si­vement opposés à ces attaques sévères. Nous sommes du côté des tra­vailleurs de Brink’s et des autres sec­teurs qui entrent en résis­tance face aux attaques des patrons et de leurs poli­ti­ciens. Nous pensons que nous devons nous pré­parer pour la lutte avec un pro­gramme offensif qui s’oppose à chaque déman­tè­lement et qui reven­dique la réso­lution des pro­blèmes ren­contrés par la grande majorité de la popu­lation : chômage, bas salaires, contrats pré­caires, coût du logement, ser­vices publics de plus en plus chers avec trop peu de per­sonnel, pénuries dans le secteur des soins de santé,…

C’est la ligne direc­trice du pro­gramme que le Front des Gauches défendra dans d’éventuelles nou­velles élec­tions anti­cipées, aux­quelles il prendra part, fidèle à notre pla­te­forme élec­torale de juin 2010 (www​.front​des​gauches​.be). Un tel pro­gramme, qui défend le droit au travail, à un logement conve­nable,… pour chaque habitant de ce pays, qu’importe sa langue ou son origine nationale ou régionale, son sexe ou son orien­tation sexuelle, est le seul pro­gramme efficace contre l’appauvrissement des tra­vailleurs et leurs familles. La sur­en­chère com­mu­nau­taire, qui tient ce pays en otage depuis déjà plu­sieurs années, a d’ailleurs surtout comme objectif de pour­suivre et d’accélérer cet appauvrissement.

Aucune des réformes de l’Etat jusqu’ici et aucune des pro­po­si­tions de réformes de l’Etat dis­cutées pour le moment, dans le cadre du capi­ta­lisme, n’apporteront de solution aux pro­blèmes aux­quels est confrontée la majorité de la popu­lation. Nous reven­di­quons tou­tefois que, partout dans le pays, dans chaque structure, les mino­rités reçoivent les droits démo­cra­tiques qu’elles demandent et que les moyens suivent pour effec­ti­vement les réa­liser. De plus, nous n’acceptons, tout comme les grands syn­dicats, aucune scission de la sécurité sociale, des conven­tions col­lec­tives ou du marché de l’emploi. Tout en défendant ces enjeux immé­diats, les pénuries et la poli­tique de diviser‐pour‐mieux‐régner ne pourront être écartées que par l’instauration d’une société où la pro­duction sera basée sur la satis­faction des besoins de tous et non sur la course aux profits.

Contacts
— Anja Deschoemacker, 0473/92.28.33
— Pierre Eyben, 0477/202.953

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