Accueil du site > Communiqués > Front des Gauches – pour la manifestation Climat (...)

Front des Gauches – pour la manifestation Climat du 28 novembre

samedi 27 novembre 2010

PDF - 175.4 ko
Tract du Front des Gauches
28 novembre 2010

Aujourd’hui, l’écosystème s’étend d’environ 8000m au dessus du niveau de la mer, à environ 4000m en dessous de la surface des océans.

Partout une même consta­tation : L’espace est pollué (épaves et satel­lites mili­taires et civils) ; l’atmosphère est polluée (CO2, pous­sières de notre industrie, la couche d’ozone est gra­vement « trouée » par les explo­sions nucléaire en atmo­sphère, et par les CFC,… ; Les océans sont pollués (déchets indus­triels, mazout, égouts, pro­duits chi­miques et phar­ma­ceu­tiques, déchets nucléaires) ;Les sols et nappes phréa­tiques sont pollués (décharges, déchets, métaux lourds, engrais, agri­culture intensive…) générant des dom­mages cri­tiques sur l’ensemble de la faune et la flore.

Le système écono­mique capi­ta­liste, basé sur la course au profit à tout prix, dégrade l’environnement et épuise les res­sources à vive allure. Une minorité s’enrichit sans partage de ce gas­pillage et de ce pillage. Cette soif de profit infernale conduit en même temps à un dés­équi­libre social pla­né­taire, générant chômage, pré­carité, pau­vreté, famine, conflits et guerres. Afin de garantir les appro­vi­sion­ne­ments en matières pre­mières et en énergie, le capi­ta­lisme recourt de plus en plus souvent à la force mili­taire, avec au sommet de cette logique le chantage de l’arme nucléaire, au point qu’une extinction de notre espèce n’est pas exclue. La force poli­cière de répression des citoyens menace les libertés indi­vi­duelles et collectives.

C’est dans ce contexte que la mobi­li­sation de ces 27 et 28 novembre pour la lutte contre le réchauf­fement cli­ma­tique prend tout son sens. Des rap­ports du GIEC, il faut conclure que le plafond de 1,5°C d’augmentation de la tem­pé­rature ne doit pas être dépassé si l’on veut éviter des consé­quences graves, non seulement sur l’écosystème, mais aussi sur les condi­tions de vie, l’alimentation, l’accès à l’eau d’une partie impor­tante de la popu­lation mon­diale, en par­ti­culier des plus pauvres alors qu’ils ne portent aucune res­pon­sa­bilité dans le réchauf­fement. Or, ce plafond ne peut sans doute plus être res­pecté, et même une hausse de 2°C semble mal­heu­reu­sement inévi­table. Ces chiffres indiquent, sans aucune équi­voque, qu’une rupture radicale avec la logique du profit est néces­saire et urgente pour éviter une plongée dans la barbarie.

Un objectif dras­tique à long terme et un plan à court et moyen terme sont donc indis­pen­sables. Il s’agit, en deux géné­ra­tions, de sortir des com­bus­tibles fossiles,donc de réduire la consom­mation d’énergie et la pro­duction maté­rielle tout en garan­tissant le droit au déve­lop­pement des mil­liards d’êtres humains qui manquent de l’essentiel, et en prenant d’amples mesures de répa­ration et d’adaptations aux aspects inévi­tables des chan­ge­ments cli­ma­tiques. Seul un chan­gement total du mode de pro­duction et de consom­mation pourrait pré­tendre arriver à ces objectifs en 2050.

Il est indispensable de définir des lignes directrices :

  • Les res­pon­sables capi­ta­listes du gâchis, et non les vic­times, doivent payer les pots cassés ;
  • Priorité à la réduction de la consom­mation éner­gé­tique dans les pays déve­loppés
  • Les gigan­tesques inves­tis­se­ments néces­saires pour aug­menter l’efficience éner­gé­tique et pour passer inté­gra­lement aux renou­ve­lables doivent être réa­lisés indé­pen­damment des coûts
  • Les tech­no­logies propres doivent être trans­férées gra­tui­tement aux pays en déve­lop­pement, à la seule condition d’être mises en œuvre par le secteur public et les col­lec­ti­vités locales, sous contrôle démo­cra­tique
  • Pas de fuite en avant pro­duc­ti­viste au moyen de tech­no­logies dan­ge­reuses : non au nucléaire, aux agro­car­bu­rants, aux OGM et à l’utilisation massive de la capture-​​séquestration du CO2
  • Sup­pression des pro­duc­tions inutiles et nui­sibles (en premier lieu les armes). Rupture avec le « tout à l’automobile ». Recon­version des tra­vailleurs concernés avec maintien des acquis, sous contrôle des inté­ressés
  • Les res­sources natu­relles sont des biens communs de l’humanité. Le secteur de l’énergie et ses avoirs doivent être mis sous contrôle public.
  • Droit égal de tous les êtres humains à l’utilisation des res­sources en res­pectant le potentiel de la planète pour les géné­ra­tions futures. Gestion et contrôle public de l’eau, des sols, des forêts et de l’atmosphère
  • Assurer le bien-​​être col­lectif et satis­faction des besoins fon­da­mentaux de tou(te)s et le sau­vetage du climat, quelque en soit le coût.
  • Recon­nais­sance de l’être humain pour ce qu’il est et non pour ce qu’il possède.
  • Eli­mi­nation de toute forme de colo­nia­lisme, d’impérialisme et d’interventionnisme.
  • Paix entre les peuples.

La réa­li­sation de ces objectifs implique une réorien­tation à court terme des objectifs de pro­duction dans le cadre d’un plan démo­cra­ti­quement élaboré et contrôlé.

Des mesures telles que le com­merce des quotas de CO2 ou les sub­ven­tions pour l’achat de voi­tures moins pol­luantes sont des leurres. Il faut remettre en cause radi­ca­lement ce système écono­mique qui implique le mythe d’une crois­sance infinie dans un monde fini. Nous voulons une écologie qui ne se moule pas dans le capi­ta­lisme mais au contraire qui nous sorte de sa logique mortelle.

Il y a des mesures immé­diates à prendre. Il s’agit d’en finir avec les gas­pillages capi­ta­listes et à la crois­sance pro­duc­ti­viste pour donner priorité aux besoins sociaux et au déve­lop­pement humain dans le respect du fonc­tion­nement de la bio­sphère. Il s’agit de déve­lopper une économie locale et démo­cra­ti­quement pla­nifiée. Il faut réduire de 40% des émis­sions de gaz à effet de serre d’ici 2020 (par rapport à 1990 dans les pays industrialisés).

  • Le com­merce des quotas des CO2 est à pros­crire car il permet d’éviter les vrais mesures de réduc­tions des émis­sions, et il ren­force à nouveau une forme d’impérialisme et d’injustice sociale.
  • Les ser­vices de trans­ports publics doivent être étendus, amé­liorés et gra­tuits.
  • Il faut un large plan public de construction, d’isolation et de réno­vation du logement (en priorité social).
  • Les moyens du com­plexe militaro-​​industriel, grand pro­tecteur de l’impérialisme doivent être réorienté rapi­dement vers ces objectifs envi­ron­ne­mentaux et sociaux.
  • Les réponses capi­ta­listes au défi cli­ma­tique signi­fient plus d’injustice sociale, plus de dégra­da­tions envi­ron­ne­men­tales et plus de tech­no­logies dan­ge­reuses. Le lob­bying sur les gou­ver­ne­ments est une voie sans issue. L’alternative viendra des luttes des exploités et des opprimés. Eux seuls peuvent pré­senter une alter­native qui satisfait les reven­di­ca­tions sociales et envi­ron­ne­men­tales, en sortant de la société de consom­mation et d’exploitation capi­ta­liste pour passer à la société du bien vivre et bien être.

Dans ce projet, il y a énor­mément à faire et il n’y a pas de place pour le chômage, la dis­cri­mi­nation et la pau­vreté. Ce projet n’est pas seulement écolo­gique, il est aussi social, car ces deux aspect sont intiment imbriqués. Il nécessite la lutte commune et soli­daire des exploité(e)s et des opprimé(e)s du monde entier.

  • Ils participent
  • Gardez le contact
  • Sur Facebook

    Rejoignez le groupe Facebook du Front des Gauches :

  • sur Twitter
  • Faire un don
    Aidez-nous à financer la campagne : faites un don sur le compte commun 000-3229871-62.