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En finir avec l’Europe au service des banques et de la finance

mercredi 15 décembre 2010

Tout le monde com­mence à com­prendre que la crise finan­cière dans le monde et par­ti­cu­liè­rement en Europe est très pro­fonde, même si elle ne semble pas encore toucher aussi gra­vement les Belges que les Grecs, les Irlandais, les Bri­tan­niques, les Por­tugais, les Espa­gnols, … Les Etats et l’Union Euro­péenne essaient de sauver les banques. Ce sau­vetage, ils veulent le réa­liser par l’austérité et le déman­tè­lement des acquis sociaux et des ser­vices publics. L’Union Euro­péenne a déjà prévu les fonds pour garantir les intérêts des banques au cas où des états ne pour­raient plus rembourser.

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En finir avec l’Europe au service des banques et de la finance
Communiqué de presse du 15 décembre 2010

Les Etats ne règleront jamais la dette des banques car les dettes des banques sont supé­rieures au PIB des Etats (passif de 360% pour banque d’Irlande et de 450% pour celle du Royaume Unis). Il faut sortir de ce cercle infernal !

Le sommet européen de décembre 2010 a notamment comme objectif, la modi­fi­cation du Traité de Lis­bonne pour per­mettre le sau­vetage des banques par les Etats, qui est interdit par le texte dans sa forme actuelle.

Ce sau­vetage des banques est de toute façon une cause perdue. Le mou­vement Bankrun 2010 inspiré par Eric Cantona est un symptôme de la colère qui monte au niveau du peuple. La popu­lation en a marre de cette société de plus en plus à 2 vitesses où tout est fait pour pré­server et aug­menter la richesse d’une petite minorité en faisant payer une majorité, tous les autres. Les mobi­li­sa­tions mas­sives des jeunes et des tra­vailleurs en France, Grèce, Italie, Espagne, Por­tugal, Irlande et en Angle­terre sont aussi un signal important de l’opposition aux attaques contre les acquis sociaux. Il est urgent d’élaborer un plan d’action au niveau européen qui pourrait aboutir sur une grève générale de 24 heures dans toute l’Union Européenne.

La seule solution pour les Etats est de na pas laisser le secteur financier dans les mains de quelques vau­tours privés, afin de pré­server les dépôts des par­ti­cu­liers et de l’économie réelle. Il faut interdire la spé­cu­lation. Cette spé­cu­lation cor­respond de toute façon à des dettes fic­tives puisque qu’elles ne cor­res­pondent qu’à des paris sur l’augmentation de ceci ou la baisse de cela.

En Islande, lors d’une consul­tation popu­laire, la popu­lation a refusé de ren­flouer les banques. Et même s’il a fallu mettre en place un plan d’austérité, le pays ne se porte pas plus mal que ceux qui se sont soumis aux diktats du Fons Moné­taire Inter­na­tional, de l’Union Euro­péenne et de sa banque centrale.

  • Le Front des Gauches main­tient sa position de refus du Traité de Lis­bonne, et a for­tiori de toute modi­fi­cation ren­forçant la poli­tique libérale. Toute modi­fi­cation ou nouveau traité doit être validé par une consul­tation popu­laire ou un réfé­rendum.
  • Le Front des Gauches refuse que l’argent des contri­buables belges serve à ren­flouer des banques ou rem­bourser leurs dettes illé­gi­times, que ce soit en Bel­gique ou ailleurs avec les plans de sau­vetage euro­péens.
  • Cette crise illustre que le secteur financier ne peut pas être laissé dans les mains de vau­tours privés. Il faut également interdire, pour ces banques devenues publiques, toute activité spé­cu­lative et il faut mettre en place une poli­tique publique d’investissement dans le logement, la santé, l’éducation, les infrastructures,…

Contacts
— Frans Leens, 0497/592.210
— Pierre Eyben, 0477/202.953

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