Le débat est mis en sourdine à moins de 3 semaines des élections mais on sent bien qu’en coulisses de mauvais coups se préparent. Le Bureau du plan annonce déjà la nécessité de trouver 22 milliards d’euros par an pendant 5 ans au moins. De nouvelles attaques contre les acquis sociaux et de nouvelles coupes sombres dans les dépenses publiques se préparent.
Le Front des Gauches tire la sonnette d’alarme et dénonce ce silence des partis de gouvernement qui, unanimes, s’apprêtent à prendre cet argent dans les poches de la population.
Le Front des Gauches juge inacceptable que le secteur financier, sauvé par la collectivité il y a moins de deux ans, réclame aujourd’hui avec arrogance que les Etats serrent la ceinture aux populations en imposant à celles-ci des mesures néolibérales. Comble de cynisme, ce secteur profite de la situation pour spéculer sur la dette des Etats. Ainsi que le leur permet le Traité de Lisbonne, ils empruntent à 1% auprès de la BCE, puis prêtent à des taux dix fois supérieurs à des États comme la Grèce ou le Portugal.
Les chiffres du Bureau du Plan confortent le Front des Gauches dans sa conviction qu’une alternative globale est nécessaire pour faire payer la crise aux seuls vrais responsables : les banquiers, les fraudeurs et les spéculateurs.
Alors que la fraude fiscale est estimée entre 16 et 20 milliards d’Euros par an (selon une étude récente de l’ULB), alors que chaque année, plus de 9 milliards d’euros de réductions de cotisations patronales à la Sécurité sociale sont accordés aux employeurs sans contrepartie, Le Front des Gauches rappelle ses principales revendications pour faire payer la crise aux vrais responsables : Stop aux intérêts notionnels et à la baisse des cotisations patronales ; levée du secret bancaire (pour lutter contre la grande fraude fiscale) ; taxe sur les revenus du capital et de la spéculation ; impôt sur les grosses fortunes ; plus grande progressivité de l’impôt sur les personnes physiques.
Le Front des Gauches s’érigera en obstacle à l’accentuation de la politique néolibérale imposée ces dernières années par tous les gouvernements et qui vise en particulier les travailleur-euse-s avec ou sans emploi, les allocataires sociaux, ainsi que le secteur public.
Bruxelles, le 28 mai 2010.

