Daniel Tanuro

59 ans — LCR — Hainaut — premier candidat suppléant sur la Liste Sénat

Ingé­nieur agronome - Militant de la LCR et jour­na­liste écoso­cia­liste – Spé­cia­liste des chan­ge­ments cli­ma­tiques - Membre fon­dateur de « Climat et Justice Sociale » - Auteur de « L’impossible capi­ta­lisme vert » (à paraître aux Edi­tions La Décou­verte, sept 2010).

Le capi­ta­lisme dégrade à la fois l’humanité et la nature dont nous faisons partie. Le capi­ta­lisme vert est une contra­diction dans les termes. La course au profit implique une crois­sance infinie de la pro­duction maté­rielle, impos­sible dans un monde fini. Elle implique notamment l’utilisation des com­bus­tibles fos­siles, qui détraquent le climat de la planète. Voici la qua­drature du cercle capi­ta­liste : nous devons à la fois satis­faire les besoins sociaux de trois mil­liards d’êtres humains qui manquent de l’essentiel, d’une part, et réduire la consom­mation d’énergie pour réussir le passage aux sources renou­ve­lables, d’autre part. Ce n’est pos­sible qu’en par­ta­geant le travail et les richesses, en sup­primant les pro­duc­tions inutiles ou nui­sibles (armes, publicité), en relo­ca­lisant l’économie, en arra­chant les sec­teurs de l’énergie et du crédit des mains capi­ta­listes et en orga­nisant une tran­sition démo­cra­ti­quement pla­nifiée et décen­tra­lisée, sous le contrôle actif des popu­la­tions. Il faut donc lutter en même temps sur les deux fronts, social et écolo­gique, dans une même pers­pective anti­ca­pi­ta­liste et anti­pro­duc­ti­viste - en un mot : écoso­cia­liste. Au lieu d’opposer l’emploi et le revenu à l’environnement, ou vice-​​versa (comme font le PS et Ecolo), battons-​​nous pour des reven­di­ca­tions qui répondent à la fois aux besoins sociaux et à la sau­ve­garde des équi­libres naturels : refi­nan­cement massif du rail, recon­version des tra­vailleurs des entre­prises pol­luantes avec maintien des acquis, réduction col­lective et radicale du temps de travail sans perte de salaire (avec baisse des cadences et embauche com­pen­sa­toire), trans­ports publics gra­tuits, création d’une entre­prise publique pour isoler et rénover toutes les maisons,… Qu’on arrête de culpa­bi­liser la popu­lation au nom de la planète ! C’est la ten­dance capi­ta­liste à la sur­pro­duction qui cause la ten­dance à la sur­con­som­mation, pas l’inverse, et le système ne tient debout que grâce à l’accumulation de misère pour le plus grand nombre. Le but, c’est le « bien vivir », comme disent les peuples indi­gènes d’Amérique latine. Plus d’égalité sociale et des chan­ge­ments struc­turels sont les deux condi­tions pour que les men­ta­lités évoluent en pro­fondeur au niveau de toute la popu­lation, et que les efforts indi­vi­duels soient efficaces.

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