Nicole Cahen

PC — Durbuy — première candidate effective sur la Liste Chambre en Province de Luxembourg

Nicole Cahen, 69 ans, ensei­gnante à la retraite, 36 ans à l’Athénée de Bomal-​​sur-​​Ourthe. Mariée depuis bientôt 45 ans avec Jean Englebert.

Membre du Comité central du PCWB et du Bureau exé­cutif du Parti de la Gauche Euro­péenne (PGE) pour le PCWB. Membre de la CGSP-​​Enseignement, régionale du Luxembourg.

Mes priorités :

Les finances publiques

Elles dépendent de ce que l’Etat perçoit et de ce qu’il dépense. L’Etat permet 20 mil­liards d’euros de fraude fiscale, par an. Il donne des avan­tages, comme les intérêts notionnels (3 mil­liards) aux entre­prises et de sérieuses dimi­nu­tions de coti­sa­tions patro­nales (9 mil­liards), sous pré­texte de création d’emploi, … que Soeur Anne ne voit pas venir. Il faut sup­primer ces avan­tages. Il faut lever le secret ban­caire, ins­taurer une taxe sur les revenus du capital (actuel­lement inexis­tante), pré­lever un impôt sur les grosses for­tunes (11 mil­liards), mettre à contri­bution les banques aidées avec l’argent public (1 mil­liard) et rendre l’imposition plus pro­gressive. En outre, créer une banque publique, sous contrôle public et indé­pen­dante de la Bourse, est un objectif démo­cra­tique indis­pen­sable, ainsi que la sup­pression des paradis fiscaux.

Les services publics

Financés par nos contri­bu­tions et taxes, ils permettent/​devraient per­mettre de rendre des ser­vices, sans souci de ren­ta­bilité, à l’ensemble de la popu­lation. Leur libé­ra­li­sation, sous contrainte de l’Union euro­péenne, affecte gra­vement aussi la pro­vince du Luxem­bourg : La Poste doit rede­venir publique à 100% - la santé doit être abor­dable géo­gra­phi­quement et finan­ciè­rement par toute la popu­lation - l’enseignement doit être refi­nancé pour offrir aux jeunes plus de choix pour leur avenir — les trans­ports en commun doivent s’adapter à la situation par­ti­cu­lière de la pro­vince : TEC, SNCB — la sécurité : une offre des trans­ports en commun pour diminuer les acci­dents de la route.

La précarité

17% de la popu­lation vit sous le seuil de pau­vreté (858 EUR par mois, actuel­lement) ! La pension légale doit atteindre 75% du salaire des 5 meilleures années. Le salaire des femmes doit être aligné sur celui des hommes (15 à 20% de dif­fé­rence pour le même emploi, dans le secteur privé), cette situation est aussi un acte de vio­lence et de mépris fait aux tra­vailleuses. Nous donnons priorité aux besoins sociaux.

L’emploi

La chasse au chômage doit rem­placer la chasse aux chô­meurs. Chaque jour, 350 emplois sont perdus. Plus de 700.000 per­sonnes sont en demande d’emploi, dont plus de 25% de jeunes. Les contrats pré­caires, à durée déter­minée, à temps partiel se mul­ti­plient. Quel espoir en l’avenir est offert aux jeunes ? La réduction du temps de travail, sans perte de salaire, sans aug­men­tation de cadences et avec embauche com­pen­sa­toire est la condition néces­saire pour réduire de façon impor­tante le chômage. Le droit au travail, inscrit dans les textes légaux et uni­versels, doit être respecté.

La sécurité d’existence

Des revenus cor­rects, une sécurité sociale retrouvée, le respect des conven­tions col­lec­tives, le refus des dis­cri­mi­na­tions (fla­mands et fran­co­phones, jeunes et pen­sionnés, belges et immigrés, avec et sans papiers, sexistes, racistes) seront les garants de sécurité dans notre société.

L’environnement

La réduction des émis­sions de gaz à effet de serre ne doit pas être laissée aux seuls indi­vidus. La réduction de 40% de ces émis­sions d’ici 2020 doit être effec­ti­vement prise en compte par le légis­lateur. Le secteur de l’énergie doit être sous contrôle public, pour per­mettre la sortie du nucléaire. Un plan fédéral de construction-​​isolation-​​rénovation de loge­ments sociaux doit être élaboré et mené à bonnes fins.

Changement de système

La mise en concur­rence des tra­vailleurs, des implan­ta­tions d’entreprises, des indi­vidus, la course au profit réservé aux action­naires, sont les maladies de la société actuelle. Cette course qui se prétend néces­saire à « la crois­sance » mène droit dans le mur. Elle est en fait la cause des crises actuelles : écono­mique, sociale, finan­cière et écolo­gique. La priorité doit être donnée aux besoins sociaux.

L’Europe

Plus de 70% de nos lois sont l’adaptation de direc­tives euro­péennes, prises le plus souvent par une Com­mission, sans élus directs, sans contrôle démo­cra­tique. Le Traité consti­tu­tionnel, refusé par la France et les Pays-​​Bas, nous a été imposé dans le Traité de Lis­bonne. Pour éviter de devoir demander l’avis des popu­la­tions, le premier a été converti dans le second. Il contient tou­jours un article qui refuse toute contrainte à la libre entre­prise et, par là, met les tra­vailleurs en concur­rence entre eux et permet la sup­pression de tous les droits liés au travail. Ce n’est pas de cette Europe que nous avons besoin, mais d’une Europe démo­cra­tique et sociale.

La lutte pour la Paix

1.464 mil­liards de dollars ont été dépensés en 2008 dans les budgets mili­taires, dans le monde. Moins de 10% de cette somme per­met­traient de résoudre le pro­blème de la faim dans le monde. Ima­ginons ce que nous pour­rions faire avec le reste. Au niveau de l’Union euro­péenne, ce sont les seuls budgets pour les­quels aucune limite n’est imposée. Au contraire, le traité de Lis­bonne impose leur aug­men­tation, et sous l’égide de l’OTAN, orga­ni­sation US non contrôlée et non contrô­lable. La soli­darité avec les peuples en lutte contre l’oppression et pour leurs droits, le retrait des troupes en Afgha­nistan, l’annulation de la dette du Tiers-​​Monde sont aussi nos priorités.

Le Front des Gauches

Six partis de la Gauche radicale, des mili­tants et mili­tantes syn­dicaux et asso­ciatifs, sont réunis pour pré­senter un pro­gramme pro­gres­siste commun dans toutes les cir­cons­crip­tions fran­co­phones et BHV, à la Chambre et au Sénat. C’est une pre­mière dans notre pays. Ailleurs en Europe, des orga­ni­sa­tions simi­laires trouvent un écho très favo­rable dans la popu­lation tra­vailleuse, leurs pro­po­si­tions ren­contrent les inquié­tudes des popu­la­tions et des résultats positifs en découlent. Au Par­lement européen, des résultats positifs sont engrangés, malgré l’opposition des partis de droite et le peu de pouvoir qu’ont les élus du GUE (PGE et Verts scan­di­naves). C’est pour cela que nous nous pré­sentons, sous le numéro 18, à « à peine un mois et déjà majeur ! ».

Interview dans Vers l’Avenir le 5 juin

DURBUY - Six partis ont décidé de s’allier et de constituer le Front des Gauches. « Tous ensemble contre leurs crises » est leur slogan de cam­pagne. Créé dans l’urgence, le Front des Gauches est constitué de six partis de gauche radicale (le parti com­mu­niste, la ligue com­mu­niste révo­lu­tion­naire, le parti socia­liste de lutte, le parti huma­niste, CAP et Vélo­rution). « Déjà, avant les élec­tions régio­nales, il y a un an, des per­son­na­lités avaient plaidé pour un ras­sem­blement des petits partis de gauche, pour qu’ensemble, on soit plus fort », explique Nicole Cahen, de Durbuy, 1ère can­didate effective pour la pro­vince de Luxem­bourg. « Le PS n’est plus ancré à gauche, ajoute, Bernard Diez, de Libin, 2e effectif. Toute la poli­tique de droite a été votée par des gou­ver­ne­ments dans les­quels les socia­listes se trou­vaient. Si c’est la gauche, je refuse d’en faire partie. Notre front constitue la vraie gauche. » Ces deux can­didats luxem­bour­geois du Front des Gauches sentent que la popu­lation semble s’intéresser à de nou­velles idées. « Les gens en ont marre de cette poli­tique qui ne fait rien avancer. On prend les mêmes et on recom­mence. Ils ont besoin d’une vraie alter­native. Lors de cette cam­pagne, on constate un intérêt réel pour nos idées. Sur nos blogs par exemple, nous avons beaucoup de ques­tions sur notre pro­gramme. », indique Nicole Cahen.

Le pro­gramme du Front des Gauches compte sept points prin­cipaux. Défendre l’emploi, pas les profits. « Il faut lutter contre l’emploi qui devient de plus en plus pré­caire. Il faut également redis­tribuer les richesses, quand on sait que 17 % de la popu­lation vit sous le seuil de pau­vreté et quand on sait qu’environ 16 à 20 mil­liards d’euros ne sont pas perçus chaque année. De plus, la soli­darité entre tra­vailleurs est essen­tielle pour pro­téger nos conquêtes sociales et en arracher de nou­velles », com­mente Bernard Diez.

Autre cheval de bataille du Front : « Il faut sauver les ser­vices publics que l’on est en train de nous détri­coter. Il faut également penser à l’environnement, ne plus penser à court terme comme le fait le système capi­ta­liste. Il faut aussi freiner cette Europe ultra­li­bérale, celle du Traité de Lis­bonne,… Et enfin, trop d’argent est dépensé à des fins mili­taires. Il faut ren­forcer la soli­darité avec les peuples en lutte contre l’oppression et l’annulation incon­di­tion­nelle de la dette des pays du Tiers-​​Monde », conclut Nicole Cahen.

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