Conseillère en environnement, militante féministe, déléguée syndicale et membre de Climat et Justice Sociale.
> Interview sur Vivacité ce vendredi 21 mai
Je suis militante de la Ligue communiste révolutionnaire parce que je refuse le système et je crois qu’un autre monde est possible. Je refuse d’accepter un système qui creuse le fossé entre les riches et les pauvres. Je refuse de fermer les yeux sur la précarité grandissante des jeunes, des vieux, des sans-emplois, des travailleurs et des travailleuses. Je refuse un système qui désigne des boucs émissaires chez les femmes, les musulmans, les chômeurs, les homosexuels, les flamands, les wallons et qui pousse à la haine pour entretenir l’oppression de la majorité sociale et les privilèges des dirigeants. Je refuse ce système qui pille l’environnement sans aucune considération pour les générations présentes et futures et sans répondre aux besoins des gens.
Il ne suffit pas de dire non, mais dire non est le début de tout.
Ensuite, pour changer le système et aller vers une alternative, il faudra plus que les élections, il faudra plus que la prise de conscience, il faudra plus que le changement de gouvernements. Il faut changer le rapport de force et reconstruire notre solidarité et notre résistance, pour que la peur change de camp et que l’espoir nous guide à nouveau.
La liste Front des Gauches est une des étapes. Tous nos candidats, tous ceux qui se rallient à nous, tous ceux qui voteront pour notre liste envoient un premier signal fort : d’abord aux oppresseurs et aux co-gestionnaires du pouvoir : que nous ne croyons plus à leur mensonges, que nous ne croyons plus à leur menace et que nous n’avalerons pas leur austérité mercantile sans broncher ; à tous les autres, à la majorité sociale, aux gens comme nous qui veulent vivre libres et dignes, qu’on est nombreux et qu’on peut s’organiser.
Tous ensemble contre leurs crises car nous sommes la majorité et eux une minorité d’exploiteurs. Seul un mouvement social unitaire d’ensemble permettra d’inverser la vapeur et faire en sorte que ce soit cette minorité capitaliste qui paie la crise et elle seule.


