Porte-parole de la LCR, militante féministe.
En quelques mots :
J’ai 29 ans et je suis porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), militante féministe, antiraciste, anticapitaliste et écosocialiste. Côté « vie normale », je suis louviéroise d’origine et je travaille depuis cinq ans dans le secteur de l’éducation permanente. D’abord dans des maisons de quartier (alphabétisation, groupe de parole de femmes, école de devoirs, …) et maintenant dans une association à travers laquelle je donne des formations sur l’histoire sociale et du mouvement ouvrier.
Je me présente sur la liste du Front des Gauches parce qu’elle est, dans son programme comme dans sa composition, un appel à la résistance sociale et politique, unitaire, solidaire et sans compromis, passage obligé pour faire payer la crise aux seuls vrais responsables. Avec la LCR, je me réjouis d’avoir pu concrétiser une telle liste en si peu de temps et compte tenu des embuches antidémocratiques imposées par les partis au pouvoir. J’espère qu’elle sera un point d’appui pour construire par la suite un nouvel outil politique, résolument anticapitaliste, sans compromis avec le système, qui aide à organiser les résistances et qui puisse traduire leurs revendications sur le plan politique. J’invite donc tou-te-s les révolté-e-s à soutenir cette initiative en votant Front des Gauches. Parce que le seul vote utile est celui qu’on fait avec ses convictions, son cœur et ses tripes. Et, aujourd’hui, c’est plus que jamais celui qui donne un signal fort : nous ne nous laisserons pas faire et nous resterons solidaires !
Parcours militant :
J’ai commencé à militer à 16 ans, avec la grève des profs de 1996 contre les mesures de la ministre Onkelinx qui ont finalement été dévastatrices pour l’emploi, les conditions de travail et la qualité de l’enseignement. Rapidement, j’ai voulu me tourner vers une organisation politique qui me permette à la fois de comprendre le système qui rend possible ce genre de recul social et à la fois de m’organiser avec d’autres pour, ensemble, résister aux injustices qui nous révoltent et nous battre pour de réelles alternatives. C’est là que je suis entrée à l’organisation de jeunes liées à la LCR de l’époque… et, depuis, j’ai continué sur ma lancée.
L’année suivante, j’ai participé au mouvement de solidarité avec les travailleurs des Forges de Clabecq qui allaient subir une lourde restructuration. Assemblées générales au petit matin, départs en bus pour organiser des distributions de tracts dans les marchés des environs et, surtout, manifestation pour l’emploi qui a réuni plus de 70.000 personnes dans les rues de Tubize. En même temps, des restructurations pointaient aussi chez Boël (aujourd’hui Duferco) à La Louvière. Avec quelques jeunes du coin, motivé-e-s par la résistance de ceux de Clabecq, nous avons organisé une manifestation des jeunes pour l’emploi à La Louvière. Elle était modeste mais, une première organisation de manif, ça ne s’oublie pas.
De 1998 à 2003, je me suis impliquée dans le mouvement étudiant à Louvain-la-Neuve où je faisais une licence en histoire. De cette période, je garde surtout en mémoire les mobilisations de solidarité avec les sans papiers suite à l’assassinat de Semira Adamu et, à partir de 2000, les manifestations altermondialistes à Prague, Millau, Bruxelles, Nice ou Barcelone.
En 2004, après les études, je n’échappe pas au chômage, entrecoupé d’intérims et de CDD. Je m’implique activement dans la plate-forme contre la chasse aux chômeurs, avec des interventions dans les files de pointage pour mettre en garde contre le plan de renforcement du contrôle des chômeurs.
Aujourd’hui, je m’investis essentiellement dans les mouvements féministes. À travers des initiatives internationales comme la Marche Mondiale des Femmes. Mais aussi en participant à l’émergence de collectifs de moins grande envergure mais très dynamiques et déterminés. En 2008, c’était le cas du collectif Vamos, mis sur pied en quelques semaines pour dénoncer et attaquer un congrès de "masculinistes" qui remettent en cause — frontalement mais aussi plus insidieusement — les droits des femmes (avortement, divorce, lutte contre les violences sexistes, …). Depuis octobre 2009, avec des jeunes femmes musulmanes et non musulmanes, nous construisons le Mouvement pour les droits fondamentaux (MDF) dans l’objectif de mobiliser contre l’interdiction du foulard à l’école, pour un enseignement gratuit, démocratique et de qualité pour tou-te-s et, plus largement, contre le sexisme le racisme et les inégalités sociales.
Priorités :
La seule façon de se sortir sans « bain de sang social » de la plus grave crise que le capitalisme n’ait jamais connu est de multiplier, renforcer et unifier les résistances pour imposer une série de mesures d’urgence sociale et écologique et, à terme, une rupture avec ce système fondamentalement injuste. Pour en finir avec ses crises, il faut en finir avec le capitalisme. Dans la plate-forme commune, 5 axes me tiennent à cœur dans ce sens. Comme militante LCR, j’avance particulèrement :
Défense du droit à l’emploi et pas des profits : interdiction des licenciements par la création d’un fonds public financé par l’ensemble du patronat afin de maintenir tous les emplois et les salaires.
Redistribution des richesses et la lutte contre les spéculateurs : nationalisation des banques, du secteur financier et du crédit, sans rachat ni indemnisation pour les grands actionnaires et sous contrôle démocratique des salarié-e-s et de la population.
Solidarité entre les travailleurs/euses : en finir avec le sexisme et défendre le droit de toutes les femmes à disposer de leur corps. Cela passe par un service public pour lutter contre les violences faites aux femmes ; par la garantie du droit à la contraception et à l’avortement assistés, libres et gratuits ; par l’instauration d’un service public de la petite-enfance et de l’aide aux personnes dépendantes. Avec la montée de l’islamophobie, les femmes musulmanes sont particulièrement attaquées, stigmatisées et discriminées. En tant que féministe et antiraciste, le refus des lois d’interdiction du port du foulard à l’école ou du niqab dans l’espace public fait donc aussi partie de mes priorités.
Changer de système pour sauver notre environnement : imposer avant tout un service 100% public de l’énergie, de la production à la distribution qui offre à tous/tes un accès démocratique et universel à l’énergie.
Solidarité internationale : soutien concret et efficace avec la lutte du peuple palestinien à travers la Campagne BDS (Boyctott, Désinvestissement et Sanctions) contre l’État colonial, raciste et terroriste d’Israël.
Une réponse unitaire pour préparer les luttes au-delà du 13 juin
Intervention au meeting international du 9 juin
Au Talk Elections de RTL, 30 avril
À Mise au Point sur la RTBF, dimanche 23 mai (en 3 parties)
Partie 1
Partie 2
Partie 3


