Céline Caudron

31 ans — LCR — La Louvière — première candidate effective sur la Liste Chambre en Hainaut

Porte-​​parole de la LCR, militante féministe.

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En quelques mots :

J’ai 29 ans et je suis porte-​​parole de la Ligue Com­mu­niste Révo­lu­tion­naire (LCR), mili­tante fémi­niste, anti­ra­ciste, anti­ca­pi­ta­liste et écoso­cia­liste. Côté « vie normale », je suis lou­vié­roise d’origine et je tra­vaille depuis cinq ans dans le secteur de l’éducation per­ma­nente. D’abord dans des maisons de quartier (alpha­bé­ti­sation, groupe de parole de femmes, école de devoirs, …) et main­tenant dans une asso­ciation à travers laquelle je donne des for­ma­tions sur l’histoire sociale et du mou­vement ouvrier.

Je me pré­sente sur la liste du Front des Gauches parce qu’elle est, dans son pro­gramme comme dans sa com­po­sition, un appel à la résis­tance sociale et poli­tique, uni­taire, soli­daire et sans com­promis, passage obligé pour faire payer la crise aux seuls vrais res­pon­sables. Avec la LCR, je me réjouis d’avoir pu concré­tiser une telle liste en si peu de temps et compte tenu des embuches anti­dé­mo­cra­tiques imposées par les partis au pouvoir. J’espère qu’elle sera un point d’appui pour construire par la suite un nouvel outil poli­tique, réso­lument anti­ca­pi­ta­liste, sans com­promis avec le système, qui aide à orga­niser les résis­tances et qui puisse tra­duire leurs reven­di­ca­tions sur le plan poli­tique. J’invite donc tou-​​te-​​s les révolté-​​e-​​s à sou­tenir cette ini­tiative en votant Front des Gauches. Parce que le seul vote utile est celui qu’on fait avec ses convic­tions, son cœur et ses tripes. Et, aujourd’hui, c’est plus que jamais celui qui donne un signal fort : nous ne nous lais­serons pas faire et nous res­terons solidaires !

Parcours militant :

J’ai com­mencé à militer à 16 ans, avec la grève des profs de 1996 contre les mesures de la ministre Onkelinx qui ont fina­lement été dévas­ta­trices pour l’emploi, les condi­tions de travail et la qualité de l’enseignement. Rapi­dement, j’ai voulu me tourner vers une orga­ni­sation poli­tique qui me per­mette à la fois de com­prendre le système qui rend pos­sible ce genre de recul social et à la fois de m’organiser avec d’autres pour, ensemble, résister aux injus­tices qui nous révoltent et nous battre pour de réelles alter­na­tives. C’est là que je suis entrée à l’organisation de jeunes liées à la LCR de l’époque… et, depuis, j’ai continué sur ma lancée.

L’année sui­vante, j’ai par­ticipé au mou­vement de soli­darité avec les tra­vailleurs des Forges de Clabecq qui allaient subir une lourde restruc­tu­ration. Assem­blées géné­rales au petit matin, départs en bus pour orga­niser des dis­tri­bu­tions de tracts dans les marchés des environs et, surtout, mani­fes­tation pour l’emploi qui a réuni plus de 70.000 per­sonnes dans les rues de Tubize. En même temps, des restruc­tu­ra­tions poin­taient aussi chez Boël (aujourd’hui Duferco) à La Lou­vière. Avec quelques jeunes du coin, motivé-​​e-​​s par la résis­tance de ceux de Clabecq, nous avons organisé une mani­fes­tation des jeunes pour l’emploi à La Lou­vière. Elle était modeste mais, une pre­mière orga­ni­sation de manif, ça ne s’oublie pas.

De 1998 à 2003, je me suis impliquée dans le mou­vement étudiant à Louvain-​​la-​​Neuve où je faisais une licence en his­toire. De cette période, je garde surtout en mémoire les mobi­li­sa­tions de soli­darité avec les sans papiers suite à l’assassinat de Semira Adamu et, à partir de 2000, les mani­fes­ta­tions alter­mon­dia­listes à Prague, Millau, Bruxelles, Nice ou Barcelone.

En 2004, après les études, je n’échappe pas au chômage, entre­coupé d’intérims et de CDD. Je m’implique acti­vement dans la plate-​​forme contre la chasse aux chô­meurs, avec des inter­ven­tions dans les files de pointage pour mettre en garde contre le plan de ren­for­cement du contrôle des chômeurs.

Aujourd’hui, je m’investis essen­tiel­lement dans les mou­ve­ments fémi­nistes. À travers des ini­tia­tives inter­na­tio­nales comme la Marche Mon­diale des Femmes. Mais aussi en par­ti­cipant à l’émergence de col­lectifs de moins grande envergure mais très dyna­miques et déter­minés. En 2008, c’était le cas du col­lectif Vamos, mis sur pied en quelques semaines pour dénoncer et attaquer un congrès de "mas­cu­li­nistes" qui remettent en cause — fron­ta­lement mais aussi plus insi­dieu­sement — les droits des femmes (avor­tement, divorce, lutte contre les vio­lences sexistes, …). Depuis octobre 2009, avec des jeunes femmes musul­manes et non musul­manes, nous construisons le Mou­vement pour les droits fon­da­mentaux (MDF) dans l’objectif de mobi­liser contre l’interdiction du foulard à l’école, pour un ensei­gnement gratuit, démo­cra­tique et de qualité pour tou-​​te-​​s et, plus lar­gement, contre le sexisme le racisme et les inéga­lités sociales.

Priorités :

La seule façon de se sortir sans « bain de sang social » de la plus grave crise que le capi­ta­lisme n’ait jamais connu est de mul­ti­plier, ren­forcer et unifier les résis­tances pour imposer une série de mesures d’urgence sociale et écolo­gique et, à terme, une rupture avec ce système fon­da­men­ta­lement injuste. Pour en finir avec ses crises, il faut en finir avec le capi­ta­lisme. Dans la plate-​​forme commune, 5 axes me tiennent à cœur dans ce sens. Comme mili­tante LCR, j’avance par­ti­cu­lè­rement :
- Défense du droit à l’emploi et pas des profits : inter­diction des licen­cie­ments par la création d’un fonds public financé par l’ensemble du patronat afin de main­tenir tous les emplois et les salaires.
- Redis­tri­bution des richesses et la lutte contre les spé­cu­la­teurs : natio­na­li­sation des banques, du secteur financier et du crédit, sans rachat ni indem­ni­sation pour les grands action­naires et sous contrôle démo­cra­tique des salarié-​​e-​​s et de la popu­lation.
- Soli­darité entre les travailleurs/​euses : en finir avec le sexisme et défendre le droit de toutes les femmes à dis­poser de leur corps. Cela passe par un service public pour lutter contre les vio­lences faites aux femmes ; par la garantie du droit à la contra­ception et à l’avortement assistés, libres et gra­tuits ; par l’instauration d’un service public de la petite-​​enfance et de l’aide aux per­sonnes dépen­dantes. Avec la montée de l’islamophobie, les femmes musul­manes sont par­ti­cu­liè­rement atta­quées, stig­ma­tisées et dis­cri­minées. En tant que fémi­niste et anti­ra­ciste, le refus des lois d’interdiction du port du foulard à l’école ou du niqab dans l’espace public fait donc aussi partie de mes prio­rités.
- Changer de système pour sauver notre envi­ron­nement : imposer avant tout un service 100% public de l’énergie, de la pro­duction à la dis­tri­bution qui offre à tous/​tes un accès démo­cra­tique et uni­versel à l’énergie.
- Soli­darité inter­na­tionale : soutien concret et efficace avec la lutte du peuple pales­tinien à travers la Cam­pagne BDS (Boyctott, Dés­in­ves­tis­sement et Sanc­tions) contre l’État colonial, raciste et ter­ro­riste d’Israël.

Une réponse unitaire pour préparer les luttes au-​​delà du 13 juin

Intervention au meeting international du 9 juin

Au Talk Elections de RTL, 30 avril

À Mise au Point sur la RTBF, dimanche 23 mai (en 3 parties)

Partie 1

Partie 2

Partie 3

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