J’ai 63 ans, je suis mariée, j’ai deux enfants et cinq petits-enfants que je chéris.
Mon expérience du travail est très diversifiée : j’ai exercé les métiers d’institutrice, de secrétaire, de psychologue, d’éducatrice et, maintenant retraitée, de chanteuse. Cela dans des secteurs également différents : le privé, l’enseignement communal, provincial, l’institution universitaire, l’hôpital, l’associatif et le culturel. Malgré mon diplôme universitaire, j’ai également connu une longue période de chômage qui a attisé mon sentiment de révolte préexistant.
Pourquoi je me présente sur cette liste ?
Depuis 1968, je milite comme féministe et j’assiste à une régression sociale croissante où s’effritent tous nos acquis. Rien ne va plus dans notre pays pourtant si exemplaire pour ses luttes syndicales. La dignité des plus pauvres est de plus en plus bafouée et la course au profit y détruit notre planète.
Je tenais à soutenir ce rassemblement de la gauche qui offre une alternative nouvelle à ceux qui ne veulent plus apporter leur voix aux partis qui construisent cette régression, ces crises successives et cette dégradation.
Profondément antiraciste et éprise d’égalité entre hommes et femmes, je suis interpellée par la question du voile islamique et souhaiterais que les partis de gauche prennent une position plus radicale pour aider les femmes musulmanes à sortir de l’ostracisme dans lequel elles sont maintenues et des manipulations dont elles sont victimes. Je ne crois pas qu’une petite fille de sept ans puisse « souhaiter » porter le foulard. En tant que femme, je ressens comme une injure et une menace vis-à-vis de nos luttes et nos conquêtes encore très récentes, cette expansion insidieusement orchestrée du port du voile.


