Olivier Bonfond

37 ans — LCR — Lorcé — 7e candidat effectif sur la Liste Chambre à Liège

Écono­miste, membre du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde) et du Comité inter­na­tional du Forum social mondial.

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Qui suis-​​je ?

Licencié en sciences écono­miques à l’Université de Liège et agrégé de l’enseignement secon­daire supé­rieur (AESS), j’ai exercé le métier de pro­fesseur d’économie à Lubum­bashi, en Répu­blique Démo­cra­tique du Congo, de 2000 à 2003. Cette expé­rience a été très riche pour moi. C’est là que j’ai compris le sens que je voulais donner à ma vie, à savoir lutter, hum­blement mais acti­vement contre toutes les formes d’injustices. N’oublions pas l’essentiel : la situation actuelle est inhu­maine, into­lé­rable et doit cesser. Il est tout sim­plement inac­cep­table que la majorité des êtres humains se voient privés de leurs droits fon­da­mentaux. Privés d’eau potable, de nour­riture et de loge­ments décents. Privés d’accès à la santé et à l’éducation. Pour moi, aucun être humain, en par­ti­culier les « pri­vi­légiés » dont je fais partie, n’a le droit d’accepter cette situation, ni comme une simple donnée sta­tis­tique, ni comme une fatalité.

C’est également au Congo que j’ai pris plei­nement conscience du rôle de la dette dans l’explication de la crise écono­mique et sociale dans laquelle les peuples sont plongés depuis de trop longues décennies. C’est ainsi qu’en 2003, avec des uni­ver­si­taires de l’UNILU (Uni­versité de Lubum­bashi), des pro­fes­seurs de l’enseignement public congolais et d’autres mili­tantes et mili­tants, j’ai aidé à la création du CADTM Lubum­bashi, qui est tou­jours actif aujourd’hui.

De retour en Bel­gique en 2004, j’ai rejoint le CADTM, réseau inter­na­tional qui milite acti­vement sur les 4 conti­nents pour l’annulation de la dette du tiers monde et des rap­ports Nord-​​Sud radi­ca­lement dif­fé­rents. Convaincu du fait que « com­prendre, c’est déjà com­mencer à lutter » (Jean Ziegler), j’ai contribué au déve­lop­pement des acti­vités d’éducation popu­laire du CADTM, notamment en direction de la jeu­nesse. Dans la pour­suite de ce travail, j’ai par­ticipé en 2006 à la création du GTS/​CADTM Liège (Groupe Thomas Sankara), qui a pour objectif prin­cipal de relier le « local » et le « global », dans l’analyse et dans l’action.

Depuis 2008, je concentre une partie impor­tante de mon activité à la coor­di­nation inter­na­tionale des mou­ve­ments sociaux dans le cadre du pro­cessus altermondialiste.

Pourquoi je suis candidat pour la liste Front des Gauches ?

Avant toute chose, il faut rap­peler que tout le monde fait de la poli­tique. Poli­tique vient du grec « politikè » et signifie la « science des affaires de la Cité ». Dans ce sens, dans notre travail, dans la façon dont nous nous com­portons avec les autres, dans nos choix de consom­mation, dans l’analyse que nous faisons du monde qui nous entoure mais aussi dans nos actions, nous faisons toutes et tous de la poli­tique. Pour moi, faire de la poli­tique, c’est mettre ses capa­cités, intel­lec­tuelles et phy­siques, au service d’un projet éman­ci­pateur pour l’humanité.

Pour ma part, cela est passé par une impli­cation dans le mou­vement alter­mon­dia­liste et les mou­ve­ments sociaux comme le CADTM. Mais cela passe également par une impli­cation dans un parti poli­tique. Si je milite au sein de la LCR (Ligue Com­mu­niste Révo­lu­tion­naire, section belge de la Qua­trième inter­na­tionale) depuis 2004, c’est pour sou­tenir les tra­vailleurs et tra­vailleuses qui luttent contre la crise capi­ta­liste, en donnant de la légi­timité à ces luttes et en pro­posant un relais poli­tique. Il s’agit également de refuser la logique du moindre mal défendue par les partis tra­di­tionnels au pouvoir qui veulent nous faire croire qu’il n’y a pas d’autres choix pos­sibles que ceux pris actuel­lement. Alors qu’ils se « plaignent » de la perte de confiance des citoyens dans la poli­tique, les diri­geants devraient se rendre compte que cela fait trop long­temps que c’est le monde poli­tique qui ne fait plus confiance aux citoyens. En Irlande, en France, En Grèce, en Islande, malgré des mobi­li­sa­tions mas­sives, les diri­geants conti­nuent d’appliquer des poli­tiques contraires aux reven­di­ca­tions légi­times des peuples. Il faut rompre avec cette logique et affirmer que la démo­cratie ne se décrète pas, elle se pra­tique et se construit, par les peuples, pour les peuples et avec les peuples.

Dans cette situation, il est donc de notre devoir, de montrer que cela suffit et que les réponses pal­lia­tives basées encore dans la logique du marché ne nous inté­ressent pas. Il est urgent de mettre en place des alter­na­tives à la mon­dia­li­sation capi­ta­liste. Et ces alter­na­tives existent et pour­raient être mises en place dès aujourd’hui s’il y avait une volonté poli­tique ! la natio­na­li­sation du secteur ban­caire ou encore la réduction du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches com­pen­sa­toires sont des mesures urgentes qui pour­raient constituer un premier pas dans la bonne direction.

Depuis des années, nous savons toutes et tous que l’unité de la vraie gauche, aussi dif­ficile soit-​​elle à réa­liser, est une nécessité absolue si nous voulons rompre avec la logique capi­ta­liste en cours. De manière assez légitime, beaucoup de citoyens cri­ti­quaient la grande division de la gauche radicale. Main­tenant que l’unité est là, malgré toutes ses fai­blesses, il s’agit de la sou­tenir le plus pos­sible, afin de donner un signal fort, et de faire en sorte que ce front puisse s’inscrire dans le long terme et qu’il devienne un outil utile pour les luttes à venir

N’oublions pas que toutes les conquêtes sociales de l’humanité, (abo­lition de l’esclavage, fin de la colo­ni­sation, sécurité sociale, mais aussi le droit de vote, etc.) ne sont jamais venues en premier lieu d’un geste généreux ou d’un acte cou­rageux de res­pon­sables poli­tiques. Elles ont toutes été le fruit de luttes et de mobi­li­sa­tions popu­laires qui ont réussi à modifier le rapport de force en faveur des opprimés. Si l’on veut par­venir à trans­former radi­ca­lement la société et avancer vers l’émancipation sociale des peuples, la construction d’un large mou­vement popu­laire, conscient, cri­tique et mobilisé est donc une priorité. Etre can­didat au Front des Gauches, c’est inviter un maximum de citoyens à agir avec nous dans ce sens : faire converger les volontés indi­vi­duelles et les arti­culer dans un mou­vement col­lectif conscient et organisé afin de s’opposer au système patriarcal et capi­ta­liste qui nous opprime et nous exploite.

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Son adresse de courriel : olibonfond@​hotmail.​com
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