Philippe Santini

28 ans — Candidat d’ouverture — Ixelles — 22e candidat effectif sur la Liste Chambre à Bruxelles-Hal-Vilvorde

Étudiant en Sciences poli­tiques à l’ULB (j’approche de la fin de mes études), j’ai été ou suis encore actif essen­tiel­lement dans le mou­vement étudiant (surtout en tant que délégué étudiant), dans le mou­vement alter­mon­dia­liste (au sein de l’association Attac) et dans le mou­vement avec les per­sonnes sans papiers.

Ini­tia­lement pro-​​Ecolo, je suis depuis quelques années convaincu de la nécessité de chan­ge­ments radicaux pour stopper la bar­barie et l’injustice du système actuel (que l’on peut je pense résumer sous le vocable de "capi­ta­lisme") et que ce n’est pas avec l’un des quatre partis tra­di­tionnels que l’on arrivera à une société écolo­gique, paci­fique et où règnerait la liberté et la justice sociale.

Mal­heu­reu­sement, depuis tou­jours, les partis "vraiment à gauche", à gauche du PS et d’Ecolo donc, ne par­viennent pas à s’unir, ne fût-​​ce que pour se pré­senter aux élections.

Cette fois-​​ci cependant, la plupart d’entre eux sont par­venus à s’unir dans le "Front des Gauches", un ras­sem­blement d’organisations et de mili­tants socia­listes, écolo­gistes, com­mu­nistes [ce qui ne veut pas dire nos­tal­giques de l’URSS ou amis de la Chine], paci­fistes, huma­nistes, syn­dicaux, asso­ciatifs, d’objecteurs de crois­sance… C’est cette union qui m’a convaincu de me pré­senter comme can­didat d’ouverture de cette liste.

Les thématiques me motivant le plus sont :

— la justice sociale, qui passe essen­tiel­lement par une répar­tition plus juste des richesses : ce n’est pas normal que des gens qui ne tra­vaillent pas (des ren­tiers) ou qui tra­vaillent, même si un peu plus (dur) que les autres, gagnent 10 fois, 100 fois, etc. plus que les autres ; aujourd’hui, notre société est arrivée à un tel niveau de déve­lop­pement tech­nique que nous pour­rions tous vivre très confor­ta­blement si nous répar­tis­sions équi­ta­blement les richesses ; par une réforme fiscale (surtout, en taxant les revenus du capital, presque pas taxés aujourd’hui), nous pour­rions donc dégager beaucoup d’argent, pour moins taxer les plus pauvres et pour financer un certain nombre de pro­po­si­tions du pro­gramme du Front des Gauches ;

— l’emploi et le partage du temps de travail : il y a énor­mément de chô­meurs en Bel­gique qui la plupart du temps subissent cette situation et la vivent très mal, à côté de cela, beaucoup de gens ont un emploi et se tuent au travail, n’ayant plus vraiment le temps ni l’énergie de faire autre chose de leur semaine (que ce soit pour eux ou leur famille) ; nous devrions donc répartir le temps de travail, en com­mençant par la semaine des 4 jours (32h/​semaine) ;

— la défense des ser­vices publics, en par­ti­culier l’enseignement, afin d’avoir un ensei­gnement de qualité et acces­sible à tous ; cela passe entre autres par un refi­nan­cement de l’enseignement, à hauteur de minimum 7 % du PNB ;

— l’écologie : aujourd’hui, nous vivons dans un système pro­duc­ti­viste, un système de sur­pro­duction et de sur­con­som­mation (du moins pour la plupart des gens des pays riches), ce caractère pro­duc­ti­viste est inhérent au capi­ta­lisme dont le but fon­da­mental est de faire du profit (pour quelques-​​uns) et dont les armes sont de vendre encore et tou­jours plus, notamment grâce aux publi­cités com­mer­ciales, qui consti­tuent une pro­pa­gande per­ma­nente et pré­sente partout dans notre société ;

— la liberté tout sim­plement, but ultime : on ne peut être heureux sans être libre, et si la liberté passe par la justice sociale, par le fait de ne pas être toute sa vie esclave d’un job avi­lissant car il faut bien gagner sa vie, elle passe aussi par garantir et faire res­pecter des droits fon­da­mentaux pour l’ensemble de la popu­lation ; à ce sujet, une partie de la popu­lation, ici-​​même en Bel­gique, est presque sans droits, vit dans la misère et la peur, je parle bien sûr des per­sonnes sans papiers ; face à cette situation, il faut agir à deux niveaux : d’une part empêcher les mul­ti­na­tio­nales de piller les pays "sous-​​développés", cause prin­cipale de l’exil forcé de nom­breuses per­sonnes et d’autre part, pour les gens qui fina­lement sont arrivés en Bel­gique et y ont leur vie, leur donner des papiers et donc les mêmes droits qu’aux autres, ce qui implique donc également la sup­pression des centres fermés (réputés pires que des prisons, pour des gens qui n’ont pourtant commis aucun crime) et l’arrêt des expulsions.

Bref, pour toutes ces raisons, si vous avez la chance de pouvoir voter le 13 juin pro­chain, je vous invite à ne pas vous abs­tenir (ce qui serait un message net­tement moins clair et plus faci­lement "détour­nable" que de voter pour un pro­gramme et des gens clai­rement iden­tifiés) et à voter pour le Front des Gauches. Voter pour le Front des Gauches, c’est aussi voter pour l’unité des Gauches, encou­rager ceux qui ne sont pas (encore) dans le Front des Gauches à le rejoindre.

En termes de voix de pré­fé­rence, je vous invite également à voter pour les can­didats d’ouverture, afin de montrer aux dif­fé­rentes orga­ni­sa­tions qui com­posent le Front des Gauches qu’elles doivent appro­fondir leur volonté d’ouverture vers des mili­tants non encartés.

Pour conclure, je dirais que l’essentiel de nos acquis sociaux ont été obtenus en nous battant pour les obtenir, via des mani­fes­ta­tions, des grèves, etc. C’est donc avant tout dans la rue et non dans les urnes qu’on peut changer les choses. Une cam­pagne élec­torale n’est pour moi avant tout qu’une occasion de faire passer un message, de faire passer des idées. Et c’est beaucoup plus en obtenant un, deux voire quelques pour cents des voix plutôt que 0,5 % que nos idées auront peut-​​être, enfin, un peu plus d’écho.

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