Animateur socio-culturel, membre du MRAX.
J’ai 44 ans, je suis marié avec une femme d’origine turque, j’ai deux enfants dans l’enseignement francophone, je suis animateur-formateur dans une association d’Éducation permanente, je suis actif depuis plus de 20 ans dans le monde associatif des quartiers (maisons de jeunes, association de promotion des arts urbains, centre d’expression & créativité, etc.), je suis syndiqué au Setca du non-marchand et militant au Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie depuis de longues années.
Pourquoi je me présente sur la liste ?
Principalement pour deux raisons : 1) il était temps que les partis de la vraie gauche se rassemblent (même si le regroupement ne couvre pas encore l’entièreté de la gauche radicale) pour commencer à construire une alternative crédible dans les urnes et dans la rue. Il faut absolument permettre (comme dans presque tout les autres pays européens) qu’une alternative de gauche voie le jour pour contrer les politiques néolibérales et pro-capitalistes des quatre grands partis traditionnels ; 2) je constate tous les jours autour de moi les dégats provoqués par la crise économique, sociale et culturelle : les 40% de jeunes qui quittent l’école sans diplôme, les 70% de jeunes turcs et marocains relégués vers les filières techniques et professionnelles, les 40% de jeunes qui ne trouvent pas de travail, les autres qui sont oblligés de travailler dans des boulots précaires et mal payés, le nombre grandissant de familles mono-parentales, les nombre de parents en difficulté (les problèmes de couple un sur deux explose) et autres problèmes psychologique (60% des bruxellois auraient besoin de soutien), les dégats des drogues et de l’alcool, les prisons et les IPPJ sont surremplies, les logements en très mauvais état, etc. De plus, je n’accepte pas que notre pays soit parmis les plus raciste d’Europe et que les discriminations permettent à une minorité de garder ses privilèges. N’oublions jamais que les discriminés, les opprimés et les exploités forment la majorité de notre société. Nous avons les lois contre le racisme et les discriminations les plus modernes mais le problème est qu’elles ne sont quasi jamais utilisées. Ces discriminations « raciales » et expressions xénophobes et islamophobes font que beaucoup de jeunes ne croient plus être à leur place dans leur propre pays. Le rejet des filles qui souhaitent porter leur foulard à l’école renforce encore plus ce sentiment de rejet. Il faut lutter contre toutes les formes de racisme mais en permettant aux victimes de se défendre et récupérer leur dignité baffoué et perdue. L’égalité des chances n’existe pas, l’égalité des droits existe dans les textes, passons aux actes.


