Coline Van Laeys

23 ans — Vélorution — Schaerbeek — 10e candidate effective sur la Liste Chambre à Bruxelles-Hal-Vilvorde

Le Front des Gauches est une liste uni­taire de 6 petits partis, dont Vélo­rution. Un telle alliance est vraiment inédite, et fait passer un message vraiment opti­miste en cette période où le mot « scission » est plus que jamais au goût du jour. Car oui, il est pos­sible de s’unir, d’accepter nos dif­fé­rences et d’en faire une force !

Pour ceux qui ne me connaissent pas : je m’appelle Coline Van Laeys, je suis étudiante en anthro­po­logie, et du haut de mes 21 ans, j’ai décidé de me lancer dans la poli­tique dans l’espoir de pouvoir apporter ma petite contri­bution, en pro­posant un regard neuf et extérieur.

Je n’ai pas la pré­tention d’avoir réponse à tout. Mon idée est d’offrir aux gens la pos­si­bilité d’un vote vraiment alter­natif. C’est en quelque sorte un pied-​​de-​​nez aux poli­tiques actuelles qui, selon moi, ne cherchent qu’à col­mater les brèches d’un système qui est en train de s’écrouler sur lui-​​même.

Vélo­rution est un parti d’objecteurs de crois­sance, dont les pré­oc­cu­pa­tions sont surtout envi­ron­ne­men­tales et sociales. L’idée étant de s’opposer à la « spirale consu­mé­riste » dans laquelle les sociétés occi­den­tales se sont engouf­frées, essayant au passage d’entraîner les autres économies… Le capi­ta­lisme est devenu une fin en soi : faire consommer, pour faire du profit, afin de consommer encore plus.

Nous avons déjà dépassé les limites de ce que notre envi­ron­nement peut sup­porter. Il faut oser dire stop, freiner, prendre le temps de réfléchir, et continuer à avancer de façon plus sage et réa­liste : trouver des alter­na­tives au pétrole, sortir d’une men­talité maté­ria­liste pour accorder plus d’importance au capital social… En bref : prendre le temps. Nous nous sommes imposés des besoins qui nous paraissent indis­pen­sables à l’heure actuelle, mais dont nous pour­rions nous passer si nous déci­dions de changer de mode de vie.

Je pense qu’il faut retrouver un mode de vie à échelle humaine : relo­ca­liser l’économie permet non seulement de diminuer le poids écolo­gique de ce que l’on consomme, mais également d’apprendre à connaitre notre entourage.

Une dimi­nution du temps de travail per­met­trait non seulement de per­mettre à tous de tra­vailler, mais aussi de nous donner du temps pour vivre.

Beaucoup d’entre vous vont me trouver uto­piste, ou irréa­liste… Oui, et alors ? Une vraie révo­lution ne commence-​​t-​​elle pas par le bou­le­ver­sement de nos propres conceptions ?

Osons l’utopie !

Pour ce qui est du pro­gramme, je mets évidemment l’accent sur les pro­blé­ma­tiques envi­ron­ne­men­tales. Pour le reste, je fais confiance au pro­gramme commun établi par le Front des Gauches, et auquel j’ai per­son­nel­lement contribué.

Concrètement, je propose :

— Une dimi­nution du trafic auto­mobile dans les agglo­mé­ra­tions. Une dimi­nution de la vitesse à 30 km/​h dans les villes, pour être plus com­pa­tible avec le reste de la vie urbaine (vélos, piétons, deux-​​roues, trans­ports en commun,…) et l’instauration d’une taxe d’entrée pour les voi­tures dans le centre-​​ville de Bxl.

— Une diminution du trafic aérien, et une responsabilisation des voyageurs.

— La création d’un maximum d’espaces piétons en ville, ainsi qu’un amé­na­gement sys­té­ma­tique de pistes cyclables sur les grandes artères.

— Des trans­ports en commun qui consti­tuent une vraie alter­native à la voiture : des trans­ports partout, tout le temps, et quasi gratuits.

— Une aug­men­tation des espaces verts dans les villes, et la création d’espaces culti­vables acces­sibles à tous (potagers urbains,…).

— Une meilleure visibilité des moyens d’achat alternatifs : GASAP,…

— Des loge­ments verts acces­sibles, et des pos­si­bi­lités de loge­ments com­mu­nau­taires (cf. le 123)

J’ai également quelques reven­di­ca­tions au niveau de l’enseignement, qui, en tant qu’étudiante, me tiennent par­ti­cu­liè­rement à cœur. Je pense également que l’éducation est la base indis­pen­sable sur laquelle il faut miser pour espérer un chan­gement sociétal :

— Un refi­nan­cement de l’enseignement supé­rieur par l’ÉTAT : on veut retrouver les 7 % du PIB, au lieu des 5.5% actuels.

— Non à la pri­va­ti­sation de l’enseignement, et non à la com­mer­cia­li­sation de l’enseignement ! L’université n’est pas une usine.

— Une révision des pro­grammes de cours en pri­maire et en secon­daire : sen­si­bi­liser les jeunes aux soucis écolo­giques de façon plus sys­té­ma­tique. Ins­crire les sciences sociales dans le pro­gramme de l’enseignement général en secondaire.

  • Ils participent
  • Gardez le contact
  • Sur Facebook

    Rejoignez le groupe Facebook du Front des Gauches :

  • sur Twitter
  • Faire un don
    Aidez-nous à financer la campagne : faites un don sur le compte commun 000-3229871-62.