Le Front des Gauches est une liste unitaire de 6 petits partis, dont Vélorution. Un telle alliance est vraiment inédite, et fait passer un message vraiment optimiste en cette période où le mot « scission » est plus que jamais au goût du jour. Car oui, il est possible de s’unir, d’accepter nos différences et d’en faire une force !
Pour ceux qui ne me connaissent pas : je m’appelle Coline Van Laeys, je suis étudiante en anthropologie, et du haut de mes 21 ans, j’ai décidé de me lancer dans la politique dans l’espoir de pouvoir apporter ma petite contribution, en proposant un regard neuf et extérieur.
Je n’ai pas la prétention d’avoir réponse à tout. Mon idée est d’offrir aux gens la possibilité d’un vote vraiment alternatif. C’est en quelque sorte un pied-de-nez aux politiques actuelles qui, selon moi, ne cherchent qu’à colmater les brèches d’un système qui est en train de s’écrouler sur lui-même.
Vélorution est un parti d’objecteurs de croissance, dont les préoccupations sont surtout environnementales et sociales. L’idée étant de s’opposer à la « spirale consumériste » dans laquelle les sociétés occidentales se sont engouffrées, essayant au passage d’entraîner les autres économies… Le capitalisme est devenu une fin en soi : faire consommer, pour faire du profit, afin de consommer encore plus.
Nous avons déjà dépassé les limites de ce que notre environnement peut supporter. Il faut oser dire stop, freiner, prendre le temps de réfléchir, et continuer à avancer de façon plus sage et réaliste : trouver des alternatives au pétrole, sortir d’une mentalité matérialiste pour accorder plus d’importance au capital social… En bref : prendre le temps. Nous nous sommes imposés des besoins qui nous paraissent indispensables à l’heure actuelle, mais dont nous pourrions nous passer si nous décidions de changer de mode de vie.
Je pense qu’il faut retrouver un mode de vie à échelle humaine : relocaliser l’économie permet non seulement de diminuer le poids écologique de ce que l’on consomme, mais également d’apprendre à connaitre notre entourage.
Une diminution du temps de travail permettrait non seulement de permettre à tous de travailler, mais aussi de nous donner du temps pour vivre.
Beaucoup d’entre vous vont me trouver utopiste, ou irréaliste… Oui, et alors ? Une vraie révolution ne commence-t-elle pas par le bouleversement de nos propres conceptions ?
Osons l’utopie !
Pour ce qui est du programme, je mets évidemment l’accent sur les problématiques environnementales. Pour le reste, je fais confiance au programme commun établi par le Front des Gauches, et auquel j’ai personnellement contribué.
Concrètement, je propose :
— Une diminution du trafic automobile dans les agglomérations. Une diminution de la vitesse à 30 km/h dans les villes, pour être plus compatible avec le reste de la vie urbaine (vélos, piétons, deux-roues, transports en commun,…) et l’instauration d’une taxe d’entrée pour les voitures dans le centre-ville de Bxl.
— Une diminution du trafic aérien, et une responsabilisation des voyageurs.
— La création d’un maximum d’espaces piétons en ville, ainsi qu’un aménagement systématique de pistes cyclables sur les grandes artères.
— Des transports en commun qui constituent une vraie alternative à la voiture : des transports partout, tout le temps, et quasi gratuits.
— Une augmentation des espaces verts dans les villes, et la création d’espaces cultivables accessibles à tous (potagers urbains,…).
— Une meilleure visibilité des moyens d’achat alternatifs : GASAP,…
— Des logements verts accessibles, et des possibilités de logements communautaires (cf. le 123)
J’ai également quelques revendications au niveau de l’enseignement, qui, en tant qu’étudiante, me tiennent particulièrement à cœur. Je pense également que l’éducation est la base indispensable sur laquelle il faut miser pour espérer un changement sociétal :
— Un refinancement de l’enseignement supérieur par l’ÉTAT : on veut retrouver les 7 % du PIB, au lieu des 5.5% actuels.
— Non à la privatisation de l’enseignement, et non à la commercialisation de l’enseignement ! L’université n’est pas une usine.
— Une révision des programmes de cours en primaire et en secondaire : sensibiliser les jeunes aux soucis écologiques de façon plus systématique. Inscrire les sciences sociales dans le programme de l’enseignement général en secondaire.


